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« Être heureux ne signifie pas que tout est parfait.
Cela signifie que vous avez décidé de regarder au-delà des imperfections. »
Aristote

Même le dernier d’une course est devant ceux qui ne courent pas

Parler est un besoin, écouter est un art Goethe

La discipline du plaisir
11/05/2019

La discipline du plaisir

En tant que coach, j’accompagne fréquemment des personnes se sentant dépassées par le poids de leurs obligations, happées par une quête de la perfection qui tend à effacer ce qu’elles sont.

Tout autant consciencieuses que perdues, déprimées, malheureuses ou à tout le moins non épanouies sur le plan professionnel, elles sont souvent déjà très investies dans leur travail et voudraient en faire plus ou faire mieux.

Nous vivons une époque au cours de laquelle, la perfection semble être la norme. Il est normal, je dirais même souhaité d’être parfait sur tous les plans, dans toutes les sphères de sa vie. Il faut être parfait chez soi et au travail. Ainsi, les hommes doivent être de parfaites représentations de la gente masculine, virils et forts, de parfaits travailleurs dans leurs champs de compétences, des sportifs compétiteurs, de parfaits pères de famille et des maris irréprochables, des bons copains. Il faut savoir que l’éducation masculine est encore trop centrée sur l’agressivité et la compétition, avec la conséquence dramatique que les hommes sont trois fois plus exposés au burn-out. En effet, les diktats du masculin qui stigmatisent, peur, faiblesse, vulnérabilité, favorisent le déni de la dépression.

Les femmes subissent une pression identique. Elles doivent être des femmes parfaites, jouant de leur féminité sans être trop vulgaires, des mères aimantes, des épouses disponibles, des amies sympathiques.

J’explique souvent aux coachés que je suis la différence entre la perfection et l’excellence. La perfection nous rend malheureux alors que l’excellence nous tire vers le haut. La perfection, n’est pas atteignable. C’est une quête sans fin, source de frustration, celle de ne jamais être suffisamment à la hauteur. L’excellence, quant à elle, se traduit par la réussite d’un événement, à un instant précis. On apprécie ce que l’on vient d’accomplir dans l’ici et maintenant. Elle est donc source de satisfaction.

C'est l'histoire cumulée de toutes les pressions : de celle qui vient de l’entourage qui décide qu’on n’a pas le droit d'être malade, fatigué, harassé par des journées à rallonge, …  de notre culture qui nous rappelle que l’on n’a pas le droit à l'erreur.

Viennent s’ajouter les messages positifs ou négatifs transmis par notre éducation. Ce conditionnement détermine nos comportements : ne pas oser prendre du temps pour soi sans culpabilité, considérer que s’occuper de soi est une perte de temps, une preuve d’égoïsme, associer repos et paresse, … Toutes ces croyances, plus ou moins conscientes, peuvent nous rendre sourds à nos besoins et freiner notre aspiration au mieux-être.

Certains pourraient penser qu’il s’agit d’un formidable moteur que de tendre vers l’être parfait qui réussit tout ce qu’il entreprend, qui ne perd jamais pied, qui ne se plaint pas, qui est beau, intelligent, mince, disponible, … En réalité, il s’agit de se confronter à une image inaccessible qui demande des efforts, une discipline au quotidien.

Et si on mettait un peu de cette énergie à se faire du bien ! Tout comme nous avons besoin de manger, de boire, de respirer, de communiquer, nous avons aussi besoin de plaisir.

Se discipliner à prendre soin de soi et à prendre du plaisir à le faire est un job à plein temps.

Souvent, on a une connaissance parcellaire du bien-être  

Prendre soin de soi, c’est prendre soin de son corps, son psychisme et de sa vie intérieure.  Même si je ne suis pas coach de vie, je conseille souvent les personnes que j’accompagne professionnellement à se discipliner à au moins un plaisir, régulièrement (un par jour, par semaine ou par mois. Chacun fait comme il veut et comme il peut).

C’est paradoxal, n’est-ce pas ?  Discipline et plaisir sont presque des termes antinomiques.

Cela fait partie du lâcher prise nécessaire pour se libérer des diktats de perfection.

Dans la longue liste des activités qui peuvent nous procurer du plaisir, nous pouvons veiller à équilibrer les plaisirs dits « narcissiques » c’est-à-dire ceux qui renforcent l’ego, comme gagner un match de badminton, réussir un exploit, être reconnu ou acclamé par les autres, et les plaisirs plus primaires comme le rire, le plaisir de l’effort physique, du jeu ou des sens (les caresses, la musique, la bonne chair, la beauté artistique ou naturelle).

Cela a l’air si simple, en fait. Ce sont des petites choses faciles à intégrer dans son quotidien : s’étirer, bien respirer, prendre un bain, marcher en forêt, prendre le temps d’un vrai petit déjeuner, faire une vraie pause méridienne au lieu de déjeuner le midi devant son écran d’ordinateur, sourire devant un arc en ciel, faire un jeu de société avec ses enfants plutôt que de regarder la télévision, sortir une fois par semaine un peu plus tôt du bureau, écouter de la musique bien installé dans son canapé ou dans son lit, danser, se faire une toile, donner du temps aux autres pour se sentir utile, flâner, apprendre à s’ennuyer….. Et pourtant ces petites choses semblent, pour certains, aussi difficiles que de courir le marathon de Paris !

Je ne crois pas aux grandes révolutions du jour au lendemain. C’est pourquoi je préconise toujours la politique des petits pas, la seule qui puisse nous réconcilier en douceur avec notre corps, donc avec nous-même.

Notre corps et notre esprit ont un besoin naturel de plaisir, ne pas lui en donner assez et régulièrement, c’est comme se priver d’un élément vital.  

Alors, laissez-vous aller à la discipline du plaisir, régulièrement et entièrement, en pleine conscience et sans culpabilité car cela a un impact non négligeable sur le collaborateur, le manager ou le dirigeant que vous êtes.

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