Accéder à mon site
Fermé le menu
DIOTIME COACHING
155, Boulevard de la Reine
78000  Versailles
N°TVA :

Je souhaite être rappelé gratuitement

Qui suis-je ?

« Être heureux ne signifie pas que tout est parfait.
Cela signifie que vous avez décidé de regarder au-delà des imperfections. »
Aristote

Même le dernier d’une course est devant ceux qui ne courent pas

Parler est un besoin, écouter est un art Goethe

Comprendre et prévenir la "zoom-fatigue"
19/04/2021

 

En raison de cette fatigue, la productivité en télétravail diminue, la qualité des résultats du travail s’en ressent et la probabilité d’erreurs augmente.

Or, la visioconférence n’est pas nécessaire dans toutes les situations professionnelles que doit gérer au quotidien un manager.

Savoir utiliser les bons canaux de communication pour collaborer est d’ailleurs l’un des sujets abordés lors des formations télétravail que nous animons.

Ce nouveau phénomène de "zoom-fatigue" a été mis en avant par l’Université Stanford, par le professeur de communication Jeremy Bailenson, fondateur du Stanford Virtual Human Interaction Lab (États-Unis).

Les neuroscientifiques ont en effet démontré que les appels vidéo nécessitent une concentration accrue de notre cerveau :

Un contact visuel excessif 

Si la vidéo n’est pas désactivée, chaque participant est concentré quasiment en permanence sur toutes les petites fenêtres et la quantité de contacts visuels est considérablement augmentée.

Une proximité inhabituelle 

« En général, vous voyez les visages à une taille qui simule un espace personnel que vous rencontrez normalement lorsque vous êtes dans l’intimité avec quelqu’un », a souligné Jeremy Bailenson. Cette proximité empiète sur les codes inconscients de communication, mis en exergue par l’école de Palo Alto dans le cadre d’études sur la proxémique.

Nous possédons chacun de façon plus ou moins consciente une zone d’intimité qui nous est propre et qui se redéfinit à chaque interaction avec les autres. Cette zone s’appelle la bulle de proxémique et détermine une zone émotionnellement forte, une sorte de périmètre de sécurité individuelle, c’est-à-dire l’espace dont chaque individu a besoin pour se sentir à l’aise. On peut parler de notion de bonne distance. Cela explique, par exemple, les « malaises » que l’on peut ressentir lorsque l’on est à plusieurs, serrés, dans un ascenseur.

Ont pu être mises en évidence quatre catégories principales de distances inter-individuelles :

  •  La distance intime (entre 15 et 45 cm) : zone qui s’accompagne d’une grande implication physique et d’un échange sensoriel, émotionnel élevé (conflit, acte sexuel, …)
  • La distance personnelle (entre 45 et 135 cm), utilisée lors de conversations particulières
  • La distance sociale (entre 1,20 et 3,70 m), utilisée au cours de l’interaction avec des amis et des collègues de travail.
  • La distance publique (supérieure à 3,70 m) remarquée lorsqu’on parle à des groupes.
Aucun texte alternatif pour cette image
 
 

Par conséquent, lors des vidéoconférences, les visages étant plus proches que dans la vie réelle, notre cerveau l’interprète comme une situation intense, de l’ordre de la sphère intime et cela va fatiguer notre cerveau.

Se voir en permanence en vidéo fatigue 

« Si quelqu'un vous suivait constamment avec un miroir de sorte que vous vous regardiez pendant que vous parlez aux gens, que vous prenez des décisions, que vous faites des commentaires, ce serait complètement fou. On n’envisagerait jamais cela », a souligné le chercheur.

Aucun texte alternatif pour cette image
 

Pourtant c’est exactement ce que l’on fait lorsque l’on est en visioconférence. Par ailleurs, des études ont révélé que le fait de voir constamment son propre reflet rendrait plus critique envers soi-même.

Alors pensez à masquer la vidéo. La masquer n’est pas la désactiver : les autres interlocuteurs continuent à vous voir.

 Une charge cognitive plus élevée qu’en présentiel

Jeremy Bailenson souligne aussi que lors d’une interaction sociale en face à face, la communication non-verbale s’effectue assez naturellement, et chaque individu fait et interprète gestes et signaux non-verbaux, assez facilement et de façon inconsciente.

Lorsque l’on participe à une visioconférence, cette sur-stimulation visuelle nécessite de faire des efforts pour décrypter une partie majeure de la communication.

N’oublions pas la théorie de Méhrabian qui explique que 93% de la communication orale serait non-verbale.

En effet, ce chercheur a mis au jour, dans les années 70, « la règle des 3 V », aussi appelée « règle du 7 % – 38 % – 55 % ». Il a tenté d’établir la part de Verbal, de Vocal et de Visuel dans une communication orale.

Les résultats montraient que :

– 7 % de la communication est Verbale (signification et sens donné aux mots)

– 38 % de la communication est Vocale ou para-verbale (intonation et son de la voix)

– 55 % de la communication est Visuelle ou non-verbale (attitudes : expressions du visage et langage corporel).

Aucun texte alternatif pour cette image

Cette théorie a été remise en cause par certains mais il me semblerait intéressant de la ré-analyser dans ce contexte de visioconférence.

Pour finir, les éventuels incidents techniques entravent le déroulement et la fluidité des conversations et génèrent une lassitude. De même, certaines difficultés « ergonomiques » accroissent la fatigue : l’impossibilité, avec une caméra et un écran, de regarder son ou ses interlocuteurs dans les yeux ; le décalage entre le son et l’image qui dérange aussi l’esprit ou bien les images qui se figent.

 Alors, que faire pour prévenir cette "zoom-fatigue" ?

 Voici quelques conseils issus de mon expérience et de mes lectures sur le sujet.

1) Diminuer la réunionite c’est-à-dire à la fois le nombre de réunions et la durée des réunions pour les rendre plus efficientes avec un ordre du jour et un suivi des actions à mener (privilégiez à cet effet un relevé de décisions qui indique qui fait quoi et sous quelle échéance à un compte-rendu de réunion que personne ne lit). C’est le B.A-Ba d’une réunion efficace !

2) Diversifiez les animations pendant la visioconférence pour rompre la monotonie, le côté passif et descendant de ce média et surtout pour impliquer les participants.

La tentation du multitasking lorsque l’on est en visioconférence constitue un facteur aggravant la fatigue.

Lors d’une réunion en face à face, il est difficile de lire ses e-mails, envoyer des messages ou finir la rédaction d’un document pendant qu’un collègue parle. Mais assis derrière son ordinateur, cela se remarque beaucoup moins. Les participants ont tendance à travailler sur d’autres tâches pendant la conférence notamment lors de réunions longues, essayant ainsi d’augmenter leur productivité. Mais c’est tout le contraire car le multitasking fatigue et au final, nuit à la qualité de travail.

 3) Apprenez à utiliser d’autres canaux pour collaborer de façon efficace parce qu’il n’y a pas que Zoom, Teams ou Skype :

  • le sms sera utilisé pour une information ou une demande simple, courte et qui ne nécessite pas d'explication ni ne risque de fausses interprétations.
  • privilégiez l'usage du téléphone pour une urgence, une demande d'information rapide et précise ou pour un sujet complexe qui nécessite des échanges verbaux.
  • le mail sera adapté pour une information importante, à enjeu et nécessitant de laisser une trace écrite, pour une information factuelle ou un sujet simple à expliquer ne générant pas trop d'aller-retour entre les interlocuteurs mais aussi pour un sujet appelant une réponse brève ou une simple validation. 
  • réservez l'usage de la visioconférence pour des sujets complexes, pour décoder une partie du non-verbal ou pour un groupe de personnes.

 4) Pour réduire la fatigue oculaire :

 - Réduisez la taille des visages qui apparaissent sur l’écran d’ordinateur

- Éloignez l’écran au maximum de vous 

- Faites des pauses visuelles : toutes les 20 minutes, levez la tête de l’écran et fixez un point au loin.

A la fin de la réunion, évitez d’enchainer sur une autre réunion zoom. Prenez le temps de vous étirer, de marcher un peu (même autour de votre table ou de votre canapé) et hydratez-vous.

Vous pouvez aussi prendre l’air en ouvrant la fenêtre ou pratiquer quelques exercices issus du yoga des yeux, par exemple le palming. Il s’agit d’une technique de relaxation oculaire, mise au point par un ophtalmologue anglais.

Placez confortablement vos coudes sur une table pour avoir le dos et la tête droite et commencez par chauffer les paumes de vos mains en les frottant l’une contre l’autre pendant quelques secondes, puis posez-les délicatement de façon à couvrir les yeux et à les protéger de la lumière environnante. La chaleur et l'obscurité au sein des paumes permettent aux muscles des yeux de se détendre. Respirez tranquillement, essayez de réaliser cet exercice en pleine conscience de sensations de ce moment de détente et appréciez ce repos oculaire.

5) Apprenez à écouter votre corps : nous n’avons pas tous les mêmes capacités de concentration, le même niveau de fatigabilité ni le même niveau de résistance. Soyez attentifs aux messages que vous transmet votre corps, parfois de façon subtile, pour faire des pauses à bon escient. 

Un questionnaire pour évaluer sa « zoom-fatigue »

 Jeremy Bailenson et son équipe du Stanford Virtual Human Interaction Lab ont mis au point une échelle de la “zoom-fatigue”.

Cette échelle fait suite à des demandes de la part d’entreprises et d'institutions et vise à mesurer la fatigue éprouvée par les télétravailleurs, les élèves ou les étudiants du fait de réunions en visio.

Cette échelle, appelée “Zoom Exhaustion & Fatigue Scale”, ou ZEF Scale, est en cours d’expérimentation. Elle comprend 15 questions, et a déjà été testée auprès de plus de 500 personnes.

Parmi les questions posées, on trouve notamment les suivantes :

À quel point vous sentez-vous épuisé après une visioconférence ?

À quel point vos yeux sont-ils irrités après une vidéoconférence ?

À quel point vous sentez-vous épuisé émotionnellement après une vidéoconférence ?

À quelle fréquence vous sentez-vous trop fatigué pour faire autre chose après une vidéoconférence ?

Résultats à suivre avec attention ...

Retour
Top
Réglage des paramètres de cookies

Chers utilisateurs, ce site stocke les cookies sur votre ordinateur. Ils ont pour but d'améliorer l’expérience de votre site Web, tout en vous fournissant des services plus personnalisés.

Si vous souhaitez plus d’informations sur les cookies que nous utilisons, veuillez consulter notre Politique de confidentialité. En acceptant les cookies, vous consentez à leur utilisation. Vous pouvez également paramétrer ces derniers.

Si vous refusez, vos informations ne seront pas suivies, au moment de visiter ce site. Un seul cookie sera utilisé dans votre navigateur pour mémoriser votre préférence de ne pas être suivi.

  • Régler les paramètres
  • Accepter tous les cookies et continuer vers le site